Situation de bruit au travail

Bruit au travail : ce qu’il faut savoir

91 % des actifs ouvrier déclarent être en difficulté par rapport au bruit mais, plus surprenant encore, également 70 à 80 % des actifs du secteur tertiaire.* La perte de l’audition liée au bruit est connue comme l’un des risques professionnels les plus courants.

Outre ce risque, le bruit stresse notre corps tout entier pouvant causer de la fatigue, des difficultés de concentration voire certains soucis de santé.

 

 

Le bruit au travail

Définition du bruit

Le bruit n’est pas uniquement un son avec un niveau de décibels élevé qui peut endommager l’ouïe. Les sons gênants ou désagréables sont également considérés comme du bruit. Par exemple, les sons faibles et répétitifs tels que le tic-tac d’une horloge ou l’égouttement d’un robinet qui fuit peuvent aussi affecter notre niveau de concentration ou de stress.

Réglementation

Depuis le 1er janvier 2016, le bruit est reconnu comme un facteur de pénibilité au travail.

Selon la réglementation, une protection auditive doit être portée au-delà de 85 dB pendant 8 heures, mais il ne faut pas ignorer que même en dessous du niveau de 85dB, une exposition sonore peut avoir des effets négatifs.

85 dB représente environ le niveau sonore du chant du coq ou d’une tondeuse à gazon, par exemple.

Environnements de travail concernés

La problématique du bruit au travail ne se limite pas uniquement aux environnements industriels où les opérateurs sont amenés à travailler avec des machines bruyantes. On la retrouve dans des environnements plus inattendus. Les conversations, la sonnerie du téléphone ou certains équipements comme une imprimante ou une photocopieuse peuvent également être des sources de bruit gênant.

Les environnements de travail du secteur tertiaire ne sont donc pas épargnés. La problématique du bruit au travail se retrouve dans les bureaux et particulièrement les open-space, les plateformes téléphoniques, mais aussi dans les magasins, les bars, les restaurants, les écoles ou les cantines.

Les risques liés au bruit

La fatigue auditive

Un certain niveau sonore continu – même en dessous des valeurs réglementaires de 80 dB / 8 heures – présente des risques.  A partir de 60 dB, l’intelligibilité de la parole devient difficile. Pour suivre une conversation, la personne doit alors se concentrer davantage. C’est là que surviennent fatigue et possiblement stress, maux de tête voire irritations. C’est ce qu’on appelle la fatigue auditive.

L’augmentation du risque d’accident du travail

Le bruit au travail augmente le risque d’accident du travail.

Premièrement, un niveau de bruit trop élevé risque de masquer les signaux d’alerte. L’objectif d’une bonne protection auditive est d’ailleurs toujours de permettre au porteur de reconnaître les signaux d’alerte tout en étant protégé du bruit environnant.

Autre point : en diminuant la vigilance et la concentration des personnes, la fatigue auditive favorise l’erreur humaine pouvant provoquer un accident de travail.

Le stress lié au bruit

Le stress provoqué par le bruit ne se limite pas à la fatigue auditive mais peut agit sur les systèmes nerveux, cardiovasculaire et digestif. Il peut donc être à l’origine de problèmes de santé comme les maladies gastro-intestinales, une élévation de la tension artérielle ou le risque d’attaque cardiaque.

La surdité professionnelle

La surdité professionnelle est la 3e cause de maladies professionnelles après les TMS et les affections dues à l’amiante.

Les pertes de l’audition sont d’autant plus grave qu’elles se développent généralement graduellement et sans que le salarié non protégé ne ressente de douleurs particulières. La prise de conscience de l’importance de la protection auditive survient alors souvent trop tard.

Le coût du bruit au travail

Le Rapport « Coût social des nuisances sonores » réalisé par le Conseil National du Bruit et l’ADEME « Coût social des nuisances sonores » évalue à 19,2 milliards d’euros, en France, le coût de l’exposition au bruit en milieu professionnel. Ce chiffre est d’autant plus impressionnant qu’il ne prend pas en compte la perte de productivité dans le secteur industriel.

Ce chiffre se décompose de la façon suivante :

  • Le coût social des surdités professionnels peut être estimé à 85 millions d’euros chaque année
  • Le coût social des accidents du travail liés au bruit est estimé à 1,1 milliards d’euros à partir de l’hypothèse selon laquelle 10% des accidents du travail seraient provoqués par des nuisances sonores sur le lieu de travail
  • Le bruit en milieu professionnel provoquerait chaque année une perte économique estimée de l’ordre de 18 milliards d’euros pour le secteur tertiaire du fait de la perte de productivité des personnes.

Conclusion

Nous sommes exposés au bruit tous les jours, toute la journée, par de multiples sources. Nous utilisons notre ouïe constamment et elle ne peut jamais être « éteinte ».

C’est pourquoi lorsque nous parlons des risques liés au bruit, nous devons prendre en compte l’accumulation des différents bruits auxquels nous sommes exposés tout au long de la journée et non uniquement un bruit ou un son particulier.

uvex propose une large gamme de protections auditives adaptées pour les environnements sonores allant de 80 dB à 120 dB. L’application uvex Decibel permet de mesurer le niveau sonore de votre environnement de travail et vous conseille la protection auditive adaptée.

Notre équipe reste également à votre disposition si vous avez des questions sur la protection auditive. N’hésitez pas à nous laisser un commentaire ou à nous écrire directement à contact.france@uvex-heckel.fr .

*Enquête JNA – Ifop 2016 « Les nuisances sonores et leurs impacts santé »

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