La respirabilité des chaussures de sécurité : un facteur indispensable au confort

La respirabilité d’une chaussure peut se définir par sa capacité d’évacuation de la transpiration. C’est donc l’assurance de garder les pieds au sec et d’éviter toute sensation désagréable due à une transpiration excessive, même après une longue journée de travail, souvent physique.

La respirabilité joue donc un rôle essentiel dans le confort climatique à l’intérieur de la chaussure et par extension dans le confort en général.

 

Pourquoi la respirabilité d’une chaussure, c’est important ?

La transpiration des pieds, un phénomène inévitable au travail

La moitié de notre corps est composée d’eau. Lorsque notre température corporelle est trop élevée, l’humidité s’échappe de notre corps sous forme de transpiration. C’est donc en été lorsqu’il fait chaud mais aussi lorsque nous sommes actifs que nous transpirons le plus.

Avec en moyenne 200 glandes sudoripares/cm², les pieds sont l’une des parties du corps qui transpire le plus, après la tête et les mains. A titre de comparaison, les aisselles ont environ 120 glandes sudoripares/cm².

 

Les pieds contiennent plus de glandes sudoripares que les autres parties du reste du corps.
Nombre de glandes sudoripares au cm²

 

Même au repos, nous transpirons des pieds, environ 20 mL sur 8 heures. Or, les chaussures de sécurité sont très majoritairement portées par des personnes ayant une activité physique. Par exemple, sur certaines plateformes logistiques, les salariés marchent jusqu’à 15 km par jour !

Sur une journée de travail de 8 heures en activité physique intense, nous transpirons 200 mL par pied soit l’équivalent d’un verre d’eau ! C’est par la plante des pieds que nous transpirons le plus (47,3%) puis par le dessus du pied (35,6%) et pour finir par la cheville (16,9%).

Le confort climatique au sein de la chaussure

De la gestion de la transpiration dépend tout le confort climatique dans la chaussure.

Si la transpiration ne peut être évacuée efficacement sous forme de vapeur d’eau, les pieds deviennent humides. Dans un environnement froid, l’humidité produite par la transpiration du pied accentuera la sensation de froid chez le porteur. La perte de chaleur dans des chaussures humides est environ 6 fois plus importante que dans des chaussures sèches.

Au contraire, dans un environnement tiède ou chaud, l’humidité pourra procurer une sensation de surchauffe.

Nous sommes à l’aise lorsque la température sur le pied est comprise entre 28 et 32°C.

 

Température de la peau sur le pied en °C

Les risques liés à une mauvais gestion de la transpiration

Les risques indirects

Dès que nos pieds sont trop froids, trop chaud ou mouillés, nous sommes incommodés. Le premier risque lié à une transpiration excessive est que cette gêne réduise notre niveau de concentration et dans des environnements de travail difficiles, où la vigilance est essentielle, cela peut augmenter le risque d’accident.

Un risque sanitaire

A court-terme, une température de la peau sur le pied sous 26°C accroit le risque de tomber malade en affectant directement le larynx, les amygdales, le nez ou les oreilles. A long-terme, une température de la peau trop basse impacte d’autres parties du corps comme les genoux, le nerf sciatique, la vessie et bien d’autres.

Dans un environnement chaud, avoir les pieds humides augmente le risque de frottement à l’intérieur de la chaussure, ce qui favorise l’apparition d’ampoules.

Un souci d’hygiène

Avoir les pieds humides pose également un souci d’hygiène car un pied humide est un terrain propice à la prolifération des bactéries pouvant provoquer, par exemple, des mycoses.

Comment choisir une chaussure de sécurité respirante ?

La respirabilité d’une chaussure de sécurité dépend de l’ensemble des matériaux de la chaussure car la transpiration ne s’évacue pas uniquement par la plante des pieds mais également par le dessus et la cheville.

Pour une bonne gestion de la transpiration, les matériaux utilisés dans la conception de la chaussure doivent remplir deux fonctions :

Une bonne gestion de la transpiration contient nécessairement deux phases :

  • Capter la transpiration afin que celle-ci ne s’accumule pas sur le pied
  • Permettre l’évacuation de la transpiration à l’extérieur de la chaussure en facilitant le déplacement de la transpiration du pied à la chaussette puis de la chaussette à la doublure et, pour finir, de la doublure à l’extérieur de la chaussure à travers un effet cheminée ainsi que de la doublure à la tige puis à l’extérieur de la chaussure.

La semelle de propreté

Etant donné que 47,3% de la transpiration s’échappe par la plante des pieds, la semelle de propreté a un rôle essentiel à jouer dans la respirabilité de la chaussure. Afin d’absorber de façon optimale la transpiration, il convient de privilégier des matières absorbantes capables de bien capter la transpiration comme les mousses à cellules ouvertes ou le non tissé.

Attention à l’EVA qui est une mousse à cellules fermées n’offrant aucune capacité d’absorption de la transpiration. Même si l’EVA a l’avantage d’offrir une très bonne absorption des chocs, les semelles de propreté 100% EVA sont à bannir.

La doublure & la tige

La doublure et la tige doivent faciliter le déplacement de la transpiration afin de favoriser son évacuation à l’extérieur de la chaussure.

Doublure mesh 3D pour les chaussures de sécurité RUN-R 500

Dans le cadre de la norme EN 20345 : 2011, la respirabilité des différents composants d’une chaussure de sécurité est évaluée à travers le taux de perméation à la vapeur d’eau et un coefficient de vapeur d’eau.

Les matériaux qui composent la doublure et la tige sont ainsi testés selon « le test de la bouteille » dont la méthode de test est définie dans la norme EN 20344 :2011. Par exemple, pour être certifié, le matériau composant la tige d’une chaussure de sécurité doit avoir un taux de perméabilité supérieur à 0,8 mg/(cm²h) et un coefficient de vapeur d’eau supérieur à 15,0 mg/cm².

 

Pour les tiges on retrouvera parmi les matériaux les moins respirants le caoutchouc et parmi les matériaux les plus respirant les textiles mesh 3D.

Bien choisir ses chaussettes

Les chaussettes pur coton sont à proscrire. Le coton offre certes une bonne absorption de la transpiration mais celui-ci fonctionne comme une éponge et conserve toute l’humidité. Contrairement aux idées reçues, le coton offre une mauvaise respirabilité car le transport et donc l’évacuation de l’humidité sont réduits.

Nous recommandons plutôt des chaussettes en mélange de fibres synthétiques et/ou naturelles.

Les baskets de sécurité RUN-R : une respirabilité optimale

Tige est en textile mesh ultra-respirant, doublure de tige en polyester mesh 3D, semelle de propreté premium offrant une excellente capacité d’absorption et d’évacuation de la transpiration, tous les matériaux des nouvelles baskets de sécurité RUN-R ont été soigneusement pensés pour offrir une respirabilité optimale.

Des tests de simulation de la transpiration (température à 36,5°C pendant 4 heures) menés en collaboration avec le PFI, institut de certification des chaussures de sécurité en Allemagne, permettent de démontrer que 95% de la transpiration est évacuée. Les 5% restant de transpiration étant stockées dans la tige avant de s’évaporer vers l’extérieur, les pieds restent donc parfaitement secs.

La température à l’intérieur de la chaussure monte également moins dans les baskets de sécurité S1P de la gamme RUN-R que dans d’autres modèles similaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les baskets de sécurité de la gamme RUN-R sont idéales dans les environnements secs pour les artisans, les personnes travaillant dans l’industrie légère, la logistique, les services.

Voir les baskets de sécurité de la gamme RUN-R

Afin de mesurer par vous-même la respirabilité et le confort des chaussures de sécurité RUN-R, nous offrons la possibilité aux entreprises de mettre en test ce produit. Faites la demande sur notre site web ici !

Conclusion

Lorsqu’on enfile une chaussure pour la première fois, on peut immédiatement déterminer si on la trouve plutôt confortable ou non. Toutefois, on se rend compte de certains critères de confort, ou d’inconfort, uniquement sur la durée. La respirabilité fait partie de cette deuxième catégorie.

C’est après une journée de travail physique, que la respirabilité et le confort climatique à l’intérieur de la chaussure de sécurité peuvent être évalués. Si vous n’avez pas été gêné par une transpiration excessive, une sensation de « trop froid » ou « trop chaud », c’est que la chaussure a rempli son rôle en termes de respirabilité.

Pour plus d’informations concernant la respirabilité des chaussures de sécurité ou pour vous aider à choisir une chaussure de sécurité respirante, notre équipe commerciale se tient à votre entière disposition. N’hésitez pas à nous contacter via la rubrique Commentaires ou directement par e-mail à l’adresse contact.france@uvex-heckel.fr

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