Comment fonctionnent les masques de protection respiratoire ?

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Les aérosols et les particules de poussières font partie des risques les plus importants pour la santé dans les environnements professionnels, puisqu’ils sont invisibles dans l’air. Au mieux, les employés doivent supporter de mauvaises odeurs.

Mais les particules les plus dangereuses peuvent être cancérigènes ou radioactives, alors que d’autres peuvent détériorer le système respiratoire progressivement au cours des années, déclenchant à terme une maladie grave. Les masques de protection respiratoire protègent leurs utilisateurs contre les aérosols aqueux et gras, la fumée, les poussières fines dans les environnements professionnels. Leur protection est contrôlée conformément à la norme européenne EN 149:2001+A1, qui est organisée en trois classes : FFP1, FFP2 et FFP3. Les masques sont définis comme étant des appareils de protection respiratoires filtrant les particules et poussières fines.

Comment les particules sont-elles filtrées ?

uvex FFP3 4-layered breathing protection

Les masques à particules fines offrent une protection contre les particules, mais pas contre les gaz ou les vapeurs. En général, les masques sont constitués de multiples couches de matériaux filtrants et peuvent en option inclure une soupape d’expiration. L’illustration ci-dessous permet de voir les différentes couches. Elles remplissent diverses fonctions, qui incluent l’esthétique, le confort, la stabilité, la résistance à la déchirure, et bien-sûr le filtrage.

La résistance respiratoire est l’une des plus importantes caractéristiques du confort, puisqu’elle est perçue à chaque inspiration et expiration. Pour maintenir une faible résistance respiratoire, les masques filtrants doivent être perméables à l’air tout en empêchant le passage des particules. Par conséquent, le matériau filtrant est chargé électrostatiquement. Cette charge électrostatique garantit que les particules capables de traverser physiquement le filtre seront retenues en adhérant au matériau.

Pour expliquer facilement ce principe, imaginons un ballon et du poivre moulu : lorsqu’on frotte un ballon gonflable avec un chiffon, sa surface se charge en électricité statique. Si vous approchez le ballon du poivre moulu, sa surface attire les particules de poivre à quelques centimètres de distance. Le média filtrant utilise le même principe, et garantit que l’air traverse le filtre alors que les particules restent piégées à l’intérieur.

 

Pepper particles and electrostatically loaded balloons 1/2 (uvex )  Pepper particles and electrostatically loaded balloons 2/2 (uvex )

Quelles sont les différences entre les classes de protection ?

Les trois classes de protection se différencient par la quantité des particules filtrées. Les FFP1 filtrent au moins 80% des particules, alors que les FFP2 filtrent 94% et les FFP3 filtrent 99%. Plus la quantité de particules à filtrer est importante, plus le nombre de couches de matériau filtrant augmente. Par conséquent, les masques des catégories de protection supérieures sont plus épais, ce qui augmente la résistance respiratoire.

Pour réduire la résistance à la respiration des masques FFP2 et FFP3, uvex a développé des masques à haute performance, qui se caractérisent par une résistance à la respiration plus faible et un confort amélioré : uvex silv-Air e 7330 FFP3.

Comment choisir le bon masque de protection respiratoire ?

Les masques de protection FFP1 sont préconisés si vous êtes confrontés à des poussières gênantes ou poussières fibrogènes non toxiques. Les masques de protection FFP2 sont recommandés contre les poussières moyennement toxiques pouvant provoquer des allergies ou des irritations. Si vous êtes exposés à des poussières très toxiques occasionnant des dommages pulmonaires (amiantes, arsenic, cadmium, plomb) ou des fumées métalliques (fumées de soudure par exemple) ou à des brouillards d’huiles le port de masque FFP3 est requis.

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